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                                                                  Rien de grand de 

Maja, 18 ans, comparait pour meurtres. Elle, la petite lycéenne bourgeoise, intelligente et friquée, on l'accuse d'avoir joué un rôle déterminant dans le massacre de plusieurs de ses camarades et d'un de ses professeurs. La presse se déchaîne, les gens ne voient elle que le monstre. Maja, elle, semble étrangère à elle-même, étrangère au procès qui va déterminer son avenir. Ou son non avenir.
Du massacre et de ses motivations, on sait peu de chose au début du roman. L'auteur nous perd dans des pages bavardes sur le début du procès, sur son rapport avec les maîtres du barreau. J'avoue que j'ai eu du mal à me laisser toucher par cette héroïne au début de ma lecture, que j'aurais facilement pu planter là, dans sa cellule de la maison d'arrêt. Puis elle revient petit à petit sur les événements, sur sa relation avec le toxique Sébastien et avec Amanda sa meilleure amie, morts tous les deux de sa main. On sait que Maja est coupable. Elle a tué. Mais pourquoi ? On remonte le fil au fur et à mesure des pages, et soudain Maja nous apparait au travers de ses relations avec les autres, montrant que la vie n'est pas blanche ou noir, qu'on n'est pas coupable ou non-coupable. Je remercie les édition presse de la citée et l'opération masse critique pour l'envoie de ce roman, qui malgré les méandres de la narration, va me hanter encore quelques temps après sa lecture.